Mise en scène

L' Émergence 

En 2018, je mets en scène mon premier spectacle, L'Émergence, en Côte d’Ivoire avec 18 jeunes femmes de la région de Soubré et la collaboration de la Fondation Farm Strong.

Dans mon approche, la mise en scène met l'individu au coeur de la création artistique. J’y trouve un sens essentiel et engagé vers lequel mon instinct me pousse.  

Cette approche est directement inspirée par ma rencontre avec Frédérique Lecomte (Cie Théâtre & Réconciliation). Depuis 2011, je me forme à sa méthode singulière en tant que comédienne : Tripalium Bordello, Le petit Sextacle, Les Liaisons joyeuses et en tant qu'assistante à la mise en scène en Afrique ; La guerre n’est pas un jeu d’enfant, Les super-héros de la cohésion sociale

La Méthode 

Le point de départ : "Qu'avez-vous à dire? "

La contenu de la création théâtrale a toujours comme point de départ des thématiques liées à des préoccupations, des témoignages ou des situations vécues par les participants. La question d'origine du projet est  : 

De quoi avez-vous envie de parler? 

Grâce aux réponses apportées, nous dégageons une liste de thématiques qui seront abordées dans la mise en scène

Quelques exemples :  

- le travail des enfants,

- l'esclavagisme,

- la corruption des politiques,

- les conflits de terre,

- les violences conjugales,

- les mariages forcés,

- la déforestation,

- l'immigration clandestine,

...

        De l'improvisation vers la mise en scène 

Une fois ces thématiques soulevées, les participants improvisent sur une de ces thématiques par petits groupes (de 3 à 5 personnes)

La scène improvisée est présentée devant l'ensemble du groupe et c'est à ce moment là que je commence le travail de mise en scène à proprement parlé en impliquant un maximum le groupe complet. C'est l'étape la plus importante pour moi. Je dois veiller à saisir tous les enjeux du contexte (culturel, politique, économique,...) en posant des questions pertinentes afin de ne pas dénaturer l'improvisation et le message que les participantes veulent livrer et en même temps donner à la scène une forme suffisamment puissante et accessible pour que le message parvienne au spectateur directement.

Pour cela, je dispose d'outils comme le chant et la musique, les mouvements d'ensemble, la physicalité, certains dialectes, un narrateur,...

Le spectacle se construit à partir des différentes scènes qui s'enchaîneront lors de la représentation dans un ordre aléatoire afin de maintenir les participants en éveil. ​ Je construis au fur et à mesure des répétitions un canevas des scènes et du texte.  De cette façon, les participants restent libres et il n’y a pas de contrainte de mémorisation ; une partie de la peur est éliminée, l'acteur peut donner le meilleur de lui-même en ôtant la peur de se tromper. 

     

       Le spectacle en public

Le spectacle est joué en extérieur en journée, sur des espaces dégagés comme des terrains de foot, une place publique, un endroit de passage des habitants. La scène est délimitée par des bâches posées au sol en un cercle de 360 degrés. 

Les spectateurs sont libres d'aller et venir pendant la représentation. 

Les participants portent un élément de costume identique qui les rattachent à un groupe commun. Les accessoires sont minimisés au maximum, les contraintes techniques aussi, au mieux, les voix de certains acteurs sont amplifiés avec des micros casques. 

Les impacts 

C’est un théâtre qui dégage de la puissance, de l’énergie, des revendications, des aspirations, des désirs, des perspectives d’avenir et des changements positifs. La parole portée sur scène en public est vécue comme un vecteur de transformation qui libère le participant et lui permet d'envisager l'avenir de manière positive.

Les impacts tant sur les participants que sur les spectateurs sont très concrets : 

  - confiance en soi

  - sentiment d'appartenance à un groupe

  - rassemblement autour de valeurs communes 

  - acceptation de la différence de l'autre 

  - partage d'expériences communes 

  - sentiment d'être moins isolé dans les événements traumatiques vécus

Assistanat

 
La guerre n'est pas un jeu d'enfant

création avec des enfants-soldats démobilisés

Mise en scène : Frédérique Lecomte 

Bukavu - République démocratique du Congo 2014

Bukavu, dans le Sud-Kivu une région déstabilisée par de longues guerres civiles et un processus de paix toujours extrêmement fragile. Le projet mené dans cette région vise à contribuer à la resocialisation et à la reconstruction psychologique des enfants-soldats démobilisés par le biais du théâtre. 

L’objectif est d’utiliser le théâtre comme outil de prise de conscience, de sensibilisation, de reconstruction, de susciter le changement dans et entre les individus qui vivent ou ont vécu des situations dramatiques et traumatisantes. 

En collaboration avec le BVES (Bureau pour le volontariat au service de l’enfance et de la santé) 

Photo : Benjamin Géminel

Les super-héros de la cohésion sociale

Mise en scène : Frédérique Lecomte

Kamembe - Rwanda

Bukavu - République démocratique du Congo - 2017

Kamembe, au Rwanda région frontalière avec la RDCongo et le Burundi, un carrefour où des conflits frontaliers perdurent. 

Ce projet rassemble des populations des trois nationalités et traite des conflits spécifiques à cette région (ethniques, religieux, de terres, … )

En collaboration avec l'ONG La Benevolencija

Photo : Lénaïc Brulé 

Warda 

Mise en scène : Michael Delaunoy 

Rideau de Bruxelles 2016

 Théâtre Prospero - Montréal  2018

Photo : Alessia Contù

Perdu dans les rues de Londres, Jasmin, jeune loup de la finance débarqué de Montréal, rencontre Hadi, un jeune homme qui cherche à lui vendre un tapis précieux aux motifs fascinants. Ce qui pourrait être une banale transaction se transforme en une véritable énigme quand le vendeur demande à Jasmin le mot de passe qui conclura le deal.

Warda nous transporte comme dans les légendes de tapis volants de Londres à Anvers, en passant par Paris, Bagdad et Québec. Sur sa route, Jasmin croisera, outre le mystérieux vendeur de tapis, sa tante Colombe, femme d’ambassadeur, hébergeant Lily, une jeune Canadienne venue à Paris pour étudier l’oeuvre de Foucault, Anneleen, une écrivaine flamande vivant recluse à Anvers et même le fantôme de sa propre mère, Rose.

Contact

Lénaïc Brulé 

+32 472 30 18 09

lenaicbrule@me.com